Contre l’extrème-droite et Macron, poursuivre les mobilisations

Les digues sautent. Le vote de la loi Asile et immigration consacre la  bipolarisation du champ politique où la Macronie, minoritaire à l’Assemblée, unit son libéralisme à l’idéologie de l’extrême-droite. La reprise de la “préférence nationale” est “une victoire idéologique du RN” selon Marine Le Pen.

La bipolarisation devient une réalité politique. C’est le résultat du glissement macroniste  depuis 2017 qui prépare le terrain à l’arrivée du RN au pouvoir.

La nomination d’Attal à Matignon signe une volonté de renforcer le projet initial. Celle de la nouvelle “future ex” Ministre de  l’Education, en plus de ses autres portefeuilles, garantit un pilotage au plus haut sommet de l’État. Le Ministère est reléguée à une chambre d’enregistrement d’un projet éducatif réactionnaire et autoritaire : l’école du tri social, le dualisme, la contractualisation, la destruction du métier enseignant, la précarisation et mise au pas des personnels comme des élèves. 

Les collègues en sont conscient·es. Iels relatent un quotidien révoltant entre souffrances générées par l’absence de moyens, conditions salariales dégradées et perte de sens du métier tout en restant marqué·es par la séquence  des retraites de l’an passé.


Dans ce contexte contradictoire, la sortie pleine de mépris de classe de la Ministre indigne. Elle dit l’essence de la poudrière actuelle, résultat de la politique de l’exécutif auquel elle appartient : un service public d’éducation en souffrance qui exacerbe le dualisme scolaire.
Dans sa course pour 2027, l’extrême droite brandit notre  constat sur l’état de l’école et la responsabilité de la Macronie. 

Il faut en urgence battre deux fléaux : l’opportunisme de l’extrême droite et la Macronie. Construire un mouvement victorieux autour de nos revendications est  impératif, mettre en avant l’illégitimité de la Ministre à son poste une évidence.
Notre syndicat doit être la force motrice : refuser le défaitisme,  organiser la colère latente, construire le chemin pour d’autres choix politiques. 

Il faut donc unir pour agir.


Unir en construisant la mobilisation du 1er février. Projeter cette date comme le début d’une lutte qui doit monter en conflictualité et basculer vers une confrontation victorieuse sur les moyens, les salaires, contre le choc des savoirs.

Unir la population dans un projet de société désirable autour de la défense des services publics, de l’écologie, plus de démocratie, l’arrêt des discriminations  et une autre répartition des richesses.

Unir contre celleux qui nous criminalise, qui attaquent nos libertés et nos luttes pourtant légitimes comme à Sainte Soline où les camarades viennent d’être condamné·es à de la prison avec sursis.

Cela oblige  une union des forces syndicales sur des bases elles aussi désirables : démocratiques, écologiques, féministes, de transformation sociale. Converger aussi avec les associations et mouvements qui initient les luttes que nous partageons. 

Une union du mouvement social avec les forces politiques qui soutiennent ces  démarches émancipatrices comme au temps des marées humaines contre Macron et son monde.


Nous portons, avec la FSU, la responsabilité comme la capacité, y compris idéologiquement, de convaincre et de mobiliser .

La tribune large contre le vieux monde à la sauce Depardieu comme les appels au 14 et au 21 contre la loi Asile et Immigration montrent que ces cadres unitaires larges et combatifs sont possibles. C’est la seule voie pour écarter le pire. On commence le 1er, on construit les suites dès maintenant, et à la fin, on gagne.