Implication syndicale dans la campagne toulousaine

Depuis longtemps, la FSU 31, avec la CGT 31, porte une exigence d’unité, mise en œuvre dans différentes séquences politiques, notamment avec la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) et le Nouveau Front populaire (NFP). Dès la préparation des municipales à Toulouse, nous avons été sollicité·es par le regroupement militant Printemps toulousain pour appeler à l’union des partis de gauche. Nous avons décliné, estimant que cette responsabilité relevait d’abord des formations politiques.

Pour autant, cette exigence d’unité n’a jamais cessé d’être un marqueur de notre engagement. Avant même le 1er tour, la FSU et la CGT, ont publiquement appelé à l’union des deux listes de gauche pour le second tour. Après l’accord de fusion entre les deux tours entre les listes de gauche menées respectivement par LFI et le PS, nous avons participé à la campagne pour faire vivre une dynamique de front populaire rassemblant forces politiques et syndicales, militant·es et citoyen·nes. Nous avons publiquement appelé à voter pour la liste d’union aux côtés des têtes de listes et colistier·ères, participé aux tractages sur les marchés et dans les quartiers, contribué avec la CGT à organiser la soirée électorale précédée d’un temps commun d’analyse des résultats.

Si l’issue n’a pas été celle espérée, la gauche unie a fait son plus haut score aux municipales depuis des années. Cette séquence a renforcé le travail commun avec la CGT et permis de nouer des liens plus étroits avec les forces politiques engagées dans ces deux listes. La FSU 31 poursuit, notamment dans la perspective des futures échéances électorales, ce travail pour défendre l’emploi, le logement, l’éducation et des services publics forts. ■

Alexandra Nougarède et Charlotte Andrieu