Intervention de l’École Emancipée dans le débat action
La mobilisation lycéenne, partie de l’académie de Créteil – où les élèves ont conscience d’être les premières victimes d’un service public d’éducation toujours plus inégalitaire – , est en train de prendre une ampleur considérable, rejointe aujourd’hui par les Universités. Cela n’était pas arrivé depuis plusieurs années.
Ce mouvement est comme souvent une étincelle inattendue, a fortiori dans une séquence politique dictée par l’échéance de la présidentielle.
Les revendications sur les conditions d’études, le manque de moyens, d’enseignant·es, d’AESH, d’équipe pluri-professionnelles, contre Parcoursup et le bâti scolaire rejoignent nos revendications syndicales pour l’École et les services publics, au lendemain de la grève fonction publique du 29 septembre.
Par ailleurs, la gravité de la répression policière et judiciaire qui s’abat impose également une réponse rapide des organisations syndicales. Tout en laissant bien sûr toute leur autonomie aux organisations lycéennes, il est forcément de notre responsabilité de nous positionner face aux revendications, mais aussi pour garantir que nos élèves mineur·es puissent exercer sereinement leurs droits et leurs libertés. A ce titre, il est inquiétant de voir les fermetures d’établissement se multiplier, car derrière l’argument de protection des personnes et des biens, c’est aussi l’occasion d’éviter que la contestation ne s’étende et ne fasse tâche d’huile, dans le contexte économique et social que l’on traverse.
Au-delà, impliquer des organisations syndicales de lutte et de transformation sociale dans un mouvement social pour la défense du service public d’éducation, c’est faire en sorte que le discours de l’ordre ne prenne pas le dessus, c’est faire vivre pleinement nos revendications à l’ouverture du débat sur le budget.
Nous avons donc un réel enjeu à être présent-es dans la rue le 6 aux côtés des jeunes et à fixer en plus une date de grève de toute l’éducation avant les prochaines vacances.
