Edito – Préparer dès juin les mobilisations de septembre… et la suite

  • édito de l’équipe responsable de l’école émancipée

La crise pétrolière et ses conséquences sur la cherté de l’énergie, et donc sur l’augmentation du coût de la vie, impacte durement les travailleur.ses et en particulier les fonctionnaires qui doivent subir le gel du point d’indice depuis de très nombreuses années.
L’augmentation du SMIC met en lumière la faiblesse des rémunérations dans la fonction publique puisque 10 échelons de la catégorie C passent en dessous de celui-ci, et que les débuts de carrière des catégorie B et A sont aussi impactés.
La question d’une augmentation généralisée des salaires dans la FP est plus que jamais une urgence sociale.
A cela vient s’ajouter la précarité qui touche de très nombreux secteurs. La lutte des AESH pour un vrai statut de catégorie B ou la crise qui touche le secteur de la petite enfance en sont les points saillants dans la période. Ces métiers, mal payés, précaires, sont peu attractifs et peu gratifiants, ce qui entraîne des conditions de travail dégradées et beaucoup de souffrances pour les personnels.

Dans ce contexte, ce sont, encore une fois les femmes qui payent le tribut le plus lourd. La FSU exige que l’on passe des paroles lénifiantes à des actes concrets. Tous ces éléments posent la question du délabrement du service public. Délabrement au cœur de la politique libérale du gouvernement qui prend tous les prétextes pour fermer des services et supprimer des postes, favorisant ainsi le développement des structures privées et impactant encore davantage les populations les plus fragilisées économiquement. L’exemple de l’Ecole est frappant. Au lieu de profiter de la baisse démographique annoncée pour baisser le nombre d’élèves par classe et améliorer ainsi les conditions d’enseignement et d’apprentissage, le gouvernement garde son cap et se presse d’annoncer des fermetures de postes massives.

La petite musique alarmiste sur les retraites, reprise en cœur par nombre de potentiels candidats à la présidence de la République, se fait entendre avec de plus en plus d’insistance, annonçant un recul de l’âge de départ allant jusqu’à 70 ans pour certains, n’évoquant jamais la suppression des exonérations de cotisations sociales ou la toujours pire répartition des richesses qui fragilisent leur financement.
Car ce n’est pas la crise pour tout le monde. Les profits pétroliers ou de l’industrie d’armement permettent aux riches d’être encore plus riches et puissants, et de vouloir toujours davantage.

La perspective de l’élection présidentielle doit inciter les organisations syndicales à construire le rapport de force pour imposer une alternative économique, sociale et écologique au libéralisme. Il faut préparer les mobilisations dès le mois de juin partout où c’est possible et urgent et mettre dans le calendrier, dans le courant du mois de septembre, une puissante mobilisation sur les salaires dans la Fonction Publique. Cette mobilisation qui devrait être largement unitaire pourrait aussi permettre de renforcer les liens entre les organisations de luttes et de transformation sociale que sont la CGT et Solidaires, et faire vivre le cadre de la maison commune initié avec la CGT.
Il faut aussi comme pour le Nouveau Front Populaire, alerter sur le danger d’une victoire du Rassemblement National en 2027 et prendre toute notre part dans l’émergence des conditions pour une victoire des forces de progrès social et la construction d’alternatives politiques.