Débat action – SNU et classes défense : on n’en veut pas !


Par Marga Alauzet (CAN, Aix-Marseille)


Le texte proposé met en évidence bon nombre de critiques envers le SNU. Néanmoins il nous semble nécessaire d’ajouter les éléments suivants : 

  • pointer les défaillances majeures d’encadrement. Le S3 de Corse a témoigné des agissements des jeunes qui ont poussé des parents à récupérer leurs enfants et à l’intervention répétée des forces de police. La presse met en évidence des agressions sexuelles. En outre une de mes élèves a signalé qu’un animateur est décédé dans un accident lié à une activité de plein air ;
  • dénoncer la mise en place du SNU sur temps scolaire (12 jours), à grand coup de briques de Pacte, ce qui en dit long sur le peu d’intérêt porté à nos cours et aux enseignements, à l’instar de la découverte des métiers en collège.
  • dénoncer également la violence de la discrimination imposée à celles et ceux qui sont exclu·es de ce dispositif car ils et elles n’ont pas la nationalité française. Quel sens donner à une telle politique en terme de « cohésion sociale » si elle réservée aux Français·es ?
  • Que penser en outre d’une forme d’embrigadement d’une jeunesse dans le cadre des classes défense, qui débutent dès le collège, et du SNU, qui inclue le maniement des armes dans certains cas et apprendre à marcher au pas ? Dans un pays où l’extrême droite semble aux portes du pouvoir et un monde où l’on constate la dangereuse augmentation de gouvernements illibéraux, de telles mesures sont en totale contradiction avec le projet d’une école émancipatrice pour les jeunes d’une école qui leur permettre de tenir leur rôle de citoyen·nes. 

Le SNU doit donc être abandonné, et le SNES-FSU construire une campagne fédérale, associant les parents d’élèves et les organisations lycéennes, pour donner corps à cette revendication.