Débat action – Mettre toutes nos forces dans la lutte contre l’extrême-droite

Sophie nous le disait hier dans son introduction au débat général, l’extrême-droite doit occuper une place centrale dans le débat de cette CAN :

– parce qu’après la mort de la jeune Lyhanna les magistrat·es sont dénoncé·es comme responsables du mauvais traitement des violences sexuelles et qu’il y a un enjeu de récupération contre les services publics de ce drame par l’extrême-droite,

– parce que dans les mairies conquises par l’extrême-droite, les syndicats qui défendent les droits des salarié·es, les services publics et les libertés démocratiques sont les premières cibles,

– parce que l’extrême-droite a fait de l’éducation un axe majeur de sa campagne pour les présidentielles, parce que Bolloré domine le monde de l’édition scolaire qu’il cherche à transformer en outil de propagande (comme il le fait dans les médias), parce que l’extrême-droite surfera sur le prof bashing pour s’attaquer aux statuts des personnels de l’éducation, parce que les pièces du puzzle vers la démassification mises en place par les gouvernements Macron lui offrent les clefs institutionnelles pour trier les élèves…

Face à sa possible accession au pouvoir, la lutte contre les idées de l’extrême-droite doit être une de nos préoccupations majeures. Ce n’est pas « faire de la politique », c’est faire du syndicalisme : notre syndicalisme de lutte et de transformation sociale doit construire la résistance et la faire vivre auprès de nos collègues.

Alors que dit-on à nos collègues ?

Nous avons reçu la semaine dernière les fiches FSU sur les éléments de sécurité nécessaires face à un contexte inquiétant de montée de l’extrême-droite. Le SNES doit décliner ces fiches, non plus seulement à destination des militants mais en direction des collègues, en balayant les diverses menaces qui planent sur leur avenir, l’avenir du service public d’éducation, tant en terme de droit syndical, de statut des personnels, de salaires, de retraites, de contenus des enseignements que d’accroissement des inégalités pour nos élèves.

Parallèlement, le SNES et la FSU doivent se positionner en vue des présidentielles, dans une démarche unitaire similaire à celle qui avait été la notre en faveur du NFP lors des législatives, qui avait permis de déjouer les prédictions et de faire battre l’extrême-droite.

C’est en construisant des résistances collectives que nous imposerons notre contre-récit, nos mandats, dans le débat public. L’arrivée au pouvoir du l’extrême-droite n’est pas une fatalité. Le SNES et la FSU doivent mettre toutes leurs forces dans cette bataille.