Débat action – Droits et liberté : il y avait pourtant matière à écrire !

Une nouvelle fois, notre instance ne comptera pas de texte droits et liberté à proprement parler. Un paragraphe certes dans le texte action du sg mais qui ne nomme pas les manifestations par leur nom « permis de tuer » et qui condamne maladroitement les idées et les actes réactionnaires.

Par le passé, il nous fut expliqué que le temps manquait, que les autres sujets à traiter étaient brûlants ou qu’il n’y avait qu’une seule journée de CN/CAN.

Le temps manquera sans doute à la can de novembre. Mais aujourd’hui, nous avions deux jours, le temps de discuter le texte international et des sujets toujours brûlants à traiter. Or les droits et les libertés, en France et dans le monde, dans la société et dans l’école sont particulièrement menacés en ce moment.

Que l’on songe aux annonces budgétaires de Lecornu… ou aux présidentielles qui approchent :

-droit au logement ? Moins d’APL financées. Sans compter les passoires thermiques de nouveau autorisées dans le programme de nombre de candidat•es.

-droit des exilé•es ? Un délai de carence pourrait être mis en place selon le premier ministre avant l’obtention de certains droits sociaux. Sans compter le racisme permanent et franchement décomplexés dans les propos et les actes de plus en plus de monde. Sans compter (au sens propre) les mort-es dans la Manche ou en Méditerranée.

-liberté de manifester ou même de militer ? La journée du 20/09 a rappelé que la loi sur le « permis de tuer » a plutôt la préférence du gouvernement et des partis réactionnaires. Les GJ, notamment, ont perdu l’usage d’organes ou de membres du fait de forces du désordre qui blessent et tuent quand, ailleurs en Europe, l’usage d’armes par la police est réglementée et bien mieux encadrée.

Les camarades des académies de Marseille, Creteil ou Clermont Ferrand ont également besoin de notre soutien face à la répression syndicale dont ils et elles font ou ont fait l’objet. 

-droit à la paix ? La journée du 21/09 a montré que la militarisation de la société en général et de la jeunesse en particulier est à combattre avec détermination : que l’on pense au réarmement démographique, aux enfants que la Nation doit s’apprêter à perdre, aux commémorations imbéciles et imposées du 11/11 après le SNU et toujours avec les classes défenses, y compris en primaire.

-liberté sexuelle ? On peut être à la tête d’une association LGBTQIA+ et se faire agresser dans la rue en France sans que cela ne suscite tellement d’émotions. On peut être LGBT et soupçonné-e en Turquie ou en Allemagne par l’AFd de nuire au modèle de la famille traditionnelle. Le report de la marche des fiertés au samedi 3 octobre doit donc être également indiqué.

Autrefois, le texte dl traitait les questions femmes : merci à Ludivine pour les apports dans le texte général. 

Enfin, le texte DL à la CAN comporte toujours un paragraphe sur la Palestine. On retrouve des mentions sur le sujet dans le texte international : mais si la France, notamment, a décidé de boycotter tout ce qui est produit dans les colonies illégales israéliennes, on attend toujours que les ventes d’armes ne soient plus possibles avec un pays qui pratique le nettoyage ethnique et le génocide, au Liban comme dans les territoires palestiniens.

Bref, il y avait de quoi faire un texte, d’ailleurs, il est fait. En arrondissant les formules provocatrices, on pourrait presque le voter tel quel. Nous en avons besoin pour nous mandater en FSU, pour convaincre davantage de collègues aux élections professionnelles et surtout parce que ce sont des questions qui touchent directement notre quotidien professionnel.

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