Débat action – Défendre pied à pied nos revendications sur l’École, les services publics, les libertés, pour contrer les discours réactionnaires et nauséabonds

Gwen l’a dit dans son intro hier : la militarisation de l’école en cours n’est pas acceptable. Dans la période, il n’est pas possible que les idées d’extrême-droite infusent nos quotidiens professionnels et dans la période actuelle nos analyses doivent donc prendre systématiquement en compte cette dimension. 

Ainsi, le SNES doit sortir du silence sur la question des commémorations imposées du 11 novembre et ne pas laisser les collègues seul-es dans leur salle des profs.
Avec la FSU, il doit exiger l’abrogation de la circulaire, déposer un préavis de grève spécifique, au-delà de celui qui court habituellement pour couvrir les collègues et dénoncer clairement les volontés réactionnaires d’une telle mesure.

Par ailleurs, aujourd’hui les questions dites « sociétales » sont situées au cœur de notre quotidien professionnel et doivent donc être davantage mises en avant par notre organisation : le travail du groupe écologie, notamment sur le bâti scolaire, est immense et il faut lui accorder davantage de place dans nos publications comme dans notre communication. Les collègues sont en demande de cela.

Le réseau LGBTQIA+ est enfin en place mais là encore, il est indispensable que son travail, ses actions et en particulier son enquête en ligne soient davantage connus.

Le texte DL est, dans cette logique, indispensable à discuter et présenter à chacune de nos instances nationales.

Sans laisser de côté les élections professionnelles, bien au contraire, il faut également que nous soyons à l’offensive pour les suites du 29 : les collègues n’en peuvent plus des journées saute-mouton. Le SNES doit se mandater, dans un travail intersyndical, pour que des actions, des manifestations et bien sûr des grèves s’organisent partout tout au long de la discussion du budget. Si le plan d’action voté l’an dernier n’a pas véritablement été mis en place, dans la période électorale qui s’annonce, il est indispensable que le premier syndicat de la profession mette en avant, pour la profession comme pour l’opinion publique, ses propositions et ses exigences pour une École émancipatrice. L’École doit être un enjeu central du débat des mois à venir.

En effet, n’oublions pas que l’extrême droite est aux portes du pouvoir. Nous avons une responsabilité en tant que professionnel·les et en tant que syndicat de transformation sociale. Il faut défendre pied à pied nos revendications sur l’École, les services publics, les libertés, pour contrer les discours réactionnaires et nauséabonds. Et c’est maintenant qu’il faut le faire si nous voulons éviter le pire et ne pas attendre le mois de janvier. 

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