La grève générale du 24 janvier 2024 contre la politique de Javier Milei a déclenché un élan international de solidarité. Avec le mot d’ordre « la Argentina no se vende » (l’Argentine n’est pas à vendre), les argentin·es résidant à l’extérieur de leur pays ont organisé des rassemblements pour protester contre la politique ultra-libérale du gouvernement d’extrême droite de Milei. Berlin, Madrid, Barcelone, Valence, Rome, Bruxelles, Amsterdam, Paris et Toulouse font partie d’une longue liste de villes où ont eu lieu ces rassemblements. Il s’agit de la grève générale (Paro nacional) la plus rapide de l’histoire argentine, à peine le gouvernement installé. Elle a été une grande réussite, dans les entreprises et dans la rue.
Les organisations syndicales, sociales et politiques argentines demandent l’annulation de l’article du Décret de nécessité et d’urgence (DNU), qui entend imposer un changement profond des règles du monde du travail : l’extension de la période d’essai de trois à huit mois pour les nouveaux employé·es ; la limitation du droit de grève et des facilités pour licencier celles et ceux qui participent à des actions syndicales ; une baisse des salaires et le non paiement des heures supplémentaires ainsi que l’annulation d’autres obligations de l’employeur à l’expiration de la convention collective si celle-ci n’est pas renouvelée par une nouvelle convention. Le vote de la loi reprenant les dispositions du décret est repoussé d’une semaine, ouvrant la voie à une nouvelle mobilisation d’ampleur. Plus largement, la mobilisation s’oppose à la « vente » du pays aux multinationales. ■
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