En avril, pour la troisième fois en un an, plusieurs flottilles citoyennes, cette fois autour de la Freedom Flottilla Coalition et de la Global Sumud Flottilla, ont navigué depuis plusieurs ports de France, de Sicile, d’Espagne, de Tunisie, pour apporter de l’aide à la population de Gaza et briser le blocus inhumain et illégal organisé par l’État israélien depuis 2007. Maintenu, malgré le soi-disant cessez-le-feu de novembre 2025, le blocus est un élément clé de la poursuite du génocide et de la dégradation des conditions de vie des habitant·es de l’enclave.
Face à l’inaction des gouvernements, dans un contexte sécuritaire rendu dangereux par la guerre américano-israélienne contre l’Iran, près de 70 bateaux et plus de 600 personnes, marins, personnels soignant·es, étudiant·es, professeur·es, logisticien·nes, cuisinier·es, humanitaires venant du monde entier ont finalement continué leurs navigations pour apporter la solidarité des peuples et briser le blocus.
Par deux fois, le 29 avril au large de la Grèce, et les 18 et 19 mai au large de Chypre, la marine de guerre israélienne a attaqué la flottille, en plein milieu des eaux internationales. En kidnappant près de 600 ressortissant·es internationaux·les, en s’en prenant à des navires civils et humanitaires, sabotés et laissés à la dérive en pleine mer, Israël a foulé à nouveau le droit international, le droit de la mer et toutes les conventions internationales. Si les premiers membres arrêtés des flottilles ont été renvoyé·es en Grèce, le 20 mai plus de 400 personnes ont été emmenées de force en Israël et séquestrées dans des conditions indignes et dégradantes. La mobilisation pour leur libération a rencontré un écho citoyen mondial malgré le silence et la complicité des gouvernements occidentaux. En France la détermination des forces syndicales, associatives et politiques engagées est intacte : ni la répression, ni le silence médiatique n’éteindront la flamme de la solidarité avec le peuple palestinien. ■
