Prendre nos responsabilités face au démantèlement structurel de l’école publique

Intervention au titre du pluralisme des SD dans le débat général

La journée de grève d’hier a permis de remettre les questions éduc dans le paysage médiatique et les grèves départementales « carte scolaire » ont montré partout la disponibilité des enseignant·es, des parents d’élèves, des élues à lutter contre les fermetures de postes décidées par Geffray et Lecornu. Après cette grève plutôt réussie au regard de la période, se pose la question d’une suite. 

La FSU a toute légitimité de proposer une suite car c’est elle qui porte les revendications des personnels de l’EN. Organiser une semaine d’actions fin mai/début juin en réunissant les personnels, les parents d’élèves, les élu·es. Cela peut passer par des tournées d’écoles, des heures d’info syndicales, des rassemblements voire la grève. Cette semaine doit permettre d’élaborer collectivement des revendications et déboucher sur un ultimatum à Geffray concernant le prochain budget 2027 avec plusieurs lignes rouges telles que pas de suppressions de postes, titularisation des AESH. En annonçant clairement que si le gouvernement Lecornu franchit ses lignes rouges, la FSU s’engage à monter d’un cran la mobilisation fin septembre/début octobre en appelant à des mobilisations y compris la grève inscrite dans la durée. 

En agissant de la sorte, la FSU prend ses responsabilités de 1ère fédération de l’éduc et monte le curseur de la riposte au démantèlement structurel de l’École publique. Nous devons peser sur la rentrée sociale pour les services publics en général, pour l’École en particulier. Occuper la rue aura aussi un rôle important dans la nécessaire construction d’alternatives pour lutter contre l’ED et les gouvernements austéritaires et autoritaires au pouvoir depuis trop longtemps.