Intervention de l’ÉÉ dans le débat général
L’agression israélo-états-unienne contre l’Iran marque un point de bascule dans l’escalade des tensions inter-impérialistes. Celle-ci s’ajoute au déploiement de la politique du big stick, au Vénézuela et désormais à Cuba, mais aussi à la poursuite de l’agression ukrainienne en Russie, Les contradictions entre les puissances capitalistes notamment États-Unis et Chine, pour le contrôle des infrastructures et des ressources fossiles et minières ont des conséquences majeures : les répliques régionales de la guerre en Iran vont du Golfe jusqu’à Chypre, l’Hubris israélienne au Proche-Orient avec invasion du Sud Liban plongent le Moyen-Orient dans le chaos.
Les peuples iranien, libanais, palestinien, sont les premiers touchés par les destructions, les morts et les déplacements. Mais les conséquences sont désormais globales, avec la fermeture des routes commerciales passant par le détroit d’Ormuz, les dommages l’effondrement de la production de gaz et de pétrole , divisé par 4 en un mois : la crise énergétique annoncée va durer et toucher durement.
La responsabilité politique de cette crise doit être martelée : l’extrême droite et l’internationale fasciste. La guerre est plus que jamais une continuation d’une politique La prédation impérialiste , l’accumulation par dépossession, la dérégulation conduite au service du capital et des secteurs de l’IA, du pétrole ou de l’industrie d’armement.
Il y aura un enjeu fort à contester l’ordre qu’ils tentent d’imposer : notamment en juin lors des mobilisations en France contre le G7. La lutte contre l’extrême droite et son ordre s’organise et compte des succès importants : aux États-Unis avec le succès renouvelé du mouvement No King ou en Italie où la mobilisation a permis de faire échec à la réforme de la justice de Meloni.
Car si nos tâches syndicales du quotidien ne doivent pas être oubliées, il y a un enjeu réel à conscientiser notre milieu professionnel et lui permettre d’exploiter ses capacités d’actions, dans une période qui n’est pas ordinaire et où nos pratiques habituelles ne peuvent pas suffire.
Les États européens ne sont pas voués à la politique d’alignement déguisé de la France, qui vient de dépenser en un mois 70 millions d’euros de munitions au Proche -Orient : l’exemple de l’opposition du gouvernement Espagnol à la guerre est intéressant car il s’appuie sur des mobilisations populaires importantes, tant contre la guerre qu’en solidarité avec le peuple palestinien. Il y a un enjeu fort à ce que se construise en France un mouvement large, en dehors de tout campisme, contre la guerre et la militarisation. Dans nos secteurs cela passe par une campagne contre la hausse des budgets militaires, contre la course aux armements, contre le service militaire obligatoire, les logiques d’éducation à la défense.
Nous pouvons faire du premier mai un moment clé de la mobilisation contre le fascisme et pour la paix.
La solidarité internationaliste doit nous aider également, que ce soit avec Cuba les camarades Iranien·nes, un meeting intersyndical aura lieu le 10 avril, ou avec le peuple, palestinien. Sur ce combat, c’est d’autant plus important qu’en Israël, le gouvernement suprémaciste termine d’officialiser un État d’apartheid, dans la continuité de la loi de 2018 la loi présentant Israël sur l’État nation du peuple juif. Le génocide colonial se poursuit à Gaza , tout comme le nettoyage ethnique en Cisjordanie. En France, la FSU a participé le 28 mars aux mobilisations de solidarité, le 9 avril, un grand meeting pour la libération des prisonniers politiques aura lieu . Ce samedi 4 avril la flottille pour la liberté partira de Marseille, il faudra marquer partout notre solidarité active lorsque les camarades tenteront de briser le blocus de Gaza.
