La date du 29 septembre, Marc l’a dit, ne doit pas rester une date isolée surtout dans une période politique particulièrement intense comme celle dans laquelle nous nous engageons. Nous devons prévoir et organiser un rebond après cette journée de grève qui ne saurait se limiter aux élections professionnelles. Il nous faut donc l’inscrire dans un plan d’action clair sur le long terme.
En outre, nous devons mener une réflexion sur notre place et notre responsabilité dans la campagne présidentielle. Comment interpelle-t-on les candidat•es ? Comment décrypte-t-on les programmes ? comment informe-t-on les collègues ? Quand est-ce qu’on met en avant nos propositions pour l’école ? Bref, comment préparons-nous la suite ?
Nous ne pouvons pas être constamment dans la réaction. Compte tenu du contexte, il serait plus que souhaitable d’anticiper les choses, sans attendre les deux mois précédents les dates de vote.
Les élections professionnelles sont importantes c’est sûr, mais elles ne doivent pas nous faire oublier les risques que nous font courir les élections présidentielles et là, clairement nous ne sommes pas du tout au point. D’autant plus que siéger dans des instances avec un gouvernement RN n’est pas la plus enthousiasmante des perspectives, tout comme le simple fait d’être syndicaliste ou même fonctionnaire d’État.
Face au danger que représente l’accession au pouvoir de l’extrême droite, le SNES doit sortir du déni et ne doit pas fuir ses responsabilités. Il faut a minima :
* faire le bilan de 10 ans de Macronie
* informer et alerter nos collègues sur les dangers de l’extrême droite
* demander des comptes aux forces de gauche, membres du NFP, que nous avions soutenues en 2024.
