Ce slogan est toujours plus d’actualité en cette rentrée 2026 tant le bouleversement climatique est puissant. Cet été en a encore été la preuve avec un mois d’août le plus chaud mesuré sur Terre. En France, comme ailleurs, les incendies ont succédé aux vagues caniculaires. L’approche de l’automne ne doit pas les faire oublier.
Difficile aussi de recharger des batteries branchées en courant continu sur une actualité nationale et internationale peu réjouissante… Aux abjectes provocations génocidaires des gouvernant·es israélien·nes se sont ajoutées les menaces puis les nouvelles attaques impérialistes de Donald Trump contre l’Iran. Dans cette ère de post-vérité, les peuples continuent de subir, de souffrir et de mourir des foudres impérialistes.
Le prix du pétrole et du carburant explose littéralement, laissant les travailleurs et travailleuses démunies face à une inflation exponentielle qui semble ne jamais s’arrêter et à des salaires toujours gelés. Renoncement aux soins, privation de repas, difficultés pour se chauffer ou se déplacer…, jamais la précarité n’avait atteint un tel niveau et jamais les réponses n’ont été aussi absentes pour la contrer.
Au cours de l’été, la macronie a préféré rendre légal tout tir de policier·e ou de gendarme, offrant « un permis de tuer » aux forces de l’ordre. Elle a aussi autorisé de nouvelles dérogations dans l’usage des pesticides avec sa loi d’urgence agricole.
L’éclat de rire patronal répondant à l’impérieuse nécessité d’une augmentation des salaires, nous rappelle que la lutte des classes ne se range pas dans le rayon histoire mais dans celui des actualités.
Les propos racistes, sexistes, complotistes de policiers municipaux à Carcassonne, soutiens ou membres du RN, de son service d’ordre, ne sont pas des actes isolés ou anecdotiques. Ils révèlent, pour certain·es qui portaient des œillères, et rappellent pour d’autres, la violence intrinsèque de ce parti et de leurs allié·es et laissent présager ce que l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir au printemps 2027 entraînerait.
Au milieu de ce marasme, la société bouge et se mobilise contre les violences systémiques contre les femmes et les enfants, pour exiger une loi intégrale digne de ce nom contre les violences et adossée à un budget à la hauteur.
La première réponse avec la grève du 29 septembre de la fonction publique associée aux mobilisations pour le climat du 26 septembre devront en appeler d’autres au niveau interprofessionnel tout en prenant des initiatives sectorielles.
Cette année, plus que jamais, nous avons besoin d’un syndicalisme fort, pugnace, impertinent, à même de redonner de l’espoir, de conquérir des victoires, en se mobilisant avec les personnels pour obtenir des moyens pour développer les services publics. C’est ce syndicalisme qui devra sortir renforcé des élections professionnelles et qui, associé au mouvement social, fera reculer les libéraux et l’extrême droite, fera remporter le progrès face à l’obscurantisme ! ■
Pierre Ripart
