Débat action – Une année 2026-2027 à la hauteur des enjeux !

L’année scolaire 2025-2026 n’a pas été une grosse année de mobilisation. Le plan d’action voté en juin 2025 n’a pas réellement été mis en œuvre. Plusieurs académies font le constat de mobilisations ponctuelles et localisées et s’interrogent sur les difficultés du SNES-FSU à mettre la profession dans la rue à l’échelle nationale. Pourtant, les difficultés sont bien réelles : salaires insuffisants, précarité des AESH et des AED, classes surchargées, bâti scolaire dégradé, surcharge de travail…  

Le SNES-FSU ne peut pas se résigner surtout dans le contexte de l’année scolaire à venir. La préparation du budget 2027 et les échéances électorales, au-delà des élections professionnelles, sont des occasions à saisir pour porter le projet du SNES-FSU dans les débats de l’élection présidentielle et sans doute des législatives et pour lutter contre l’extrême droite et ses idées. 

Ainsi, dès ce mois de juin, le SNES-FSU doit préparer la grève, l’implanter dans les esprits, la mettre en perspective, en imaginant des actions médiatiques pour ne pas enjamber complètement la période estivale. Pour que les collègues se sentent impliqué.es, nous pourrons proposer des cahiers de doléances qui seront remplis dans les établissements. Le plan d’urgence 93 est un modèle à réinvestir et à élargir. Pour donner une dynamique, une campagne de presse à destination de l’opinion publique sera lancée en parallèle, pour expliquer que le SNES prend à bras le corps les problèmes de l’école.  Une trame de cahiers de doléances doit être proposée aux S1, peut être sous format numérique pour plus de facilité. Les remontées pourront faire l’objet de campagne de communication dans la presse, du matériel (affiches et post-it à coller sur les casiers) pourra être envoyé dans les établissements pour annoncer une date de grève qui ne sera que le début de la mobilisation de la profession. Osons enfin ce plan d’actions ! Pour que le mouvement soit le plus large possible, les mots d’ordre doivent pouvoir être entendus et compris à la fois par la profession et par la société : la lutte contre la démassification et pour une école émancipatrice, la lutte pour obtenir des conditions de travail et d’apprentissage propices à ce projet, la lutte contre la précarité et pour des salaires décents sinon attractifs. 

Au carrefour de ces mots d’ordre, les AED ont un rôle important. L’obtention de grilles académiques est effectivement une urgence mais n’est pas une fin en soi et le SNES doit faire valoir ses revendications de grille nationale, de revalorisation importante, de temps de travail et de respect des personnels et de leurs missions. Ces revendications sont à faire apparaître dans notre texte action. 

Si l’année 2025-2026 n’a pas été marquée par la mobilisation, l’année 2026-2027 se fera sous le sceau de la lutte que nous devons espérer victorieuse !