Intervention de l’ÉÉ dans le débat général
La mobilisation d’hier mardi 31 est encourageante.
On a vu des rassemblements dynamiques, qui ont permis dans plusieurs départements à des collègues du premier degré qui s’étaient déjà mobilisé·es ces dernières semaines de poursuivre, mais aussi aux parents, parfois même à des enseignant·es du privé, avec une mobilisation significative dans le second degré, parfois forte, avec la présence des vies scolaires, des AESH, etc. Cela montre que la FSU a eu raison de prendre ses responsabilités en appelant à cette grève, qui par ailleurs a été fortement relayée par la presse et qui nous a permis de porter nos revendications.
Nous devons maintenant augmenter le rapport de forces contre le budget 2026, mais aussi le budget 2027 en préparation : les choix faits jusqu’ici sacrifient encore les services publics essentiels dont l’école publique. Le gouvernement refuse obstinément d’utiliser la relative baisse démographique pour améliorer les conditions d’études et de travail, alors que les besoins sont criants.
Il s’inscrit ainsi dans une continuité politique…
Cela se traduit par de nombreuses fermetures de classes, des suppressions d’emplois dans les collèges et les lycées, la baisse du nombre de remplaçant·es, des postes aux concours déjà insuffisants et dont on sait qu’ils ne feront pas le plein, pas de postes Rased, une école inclusive sans moyen. Ces budgets font le choix du maintien de la précarité AESH, alors que la création d’un statut s’impose comme une urgence.
Dans second degré, suppression de divisions, augmentation des effectifs dans les classes, réduction de l’offre de formation, dégradation des conditions de travail avec plus de collègues sur plusieurs établissements….
Dans l’enseignement supérieur, plusieurs mobilisations ont déjà été appelées au niveau national, ou dans certaines universités, pour dénoncer la mise en déficit des universités par l’état, qui a pour conséquence des formations qui ferment, de véritables plans sociaux comme à l’université du Mans, mais aussi pour dénoncer les attaques répétées contre les libertés académiques. Dans le supérieur, ce sont aussi les mobilisations dans les Inspé contre la manière dont se réalise la réforme de la formation, avec parfois les étudiant.es concerné.es, en particulier en Staps.
Ces mobilisations, dans le supérieur, dans le second ou le premier degré, ne sont pas encore majoritaires, mais celles qui ont lieu un peu partout dans les département réunissent systématiquement du monde. Les collègues et les parents ne remettent pas en cause la justesse de nos analyses et de nos revendications.
Tout cela nous oblige à continuer de construire une vraie bataille dans toute l’éducation et l’enseignement supérieur. Nous sommes le 1er avril, l’année est loin d’être terminée et nous devons trouver des moyens d’emmener encore plus de collègues dans les mobilisations. Le premier mai va ainsi être une étape dans laquelle nous pourrons avoir une visibilité de l’éducation mobilisée.
