Intervention de l’ÉÉ dans le débat général
Alors que les effets du capitalisme sur le climat sont de plus en plus visibles et concrets, alors que se profilent les grandes pénuries : eau, combustibles fossiles, terres fertiles, métaux rares… nous faisons face à l’accaparement des ressources et aux logiques impérialistes. L’agression du Vénézuela par Trump l’illustre parfaitement comme ses menaces sur le Canada, le canal de Panama, le Groenland. Et n’oublions pas les palestiniennes et palestiniens dont l’existence même est toujours menacée, l’Ukraine toujours sous le feu de l’impérialisme russe, Taiwan sous la menace chinoise…
Lors de ces crises successives, le capitalisme a toujours eu besoin de l’impérialisme et la guerre pour relancer les profits. La période actuelle, qualifiée de capitalisme de la finitude par Arnaud Orain, a pour but d’assurer aux bourgeoisies nationales des grandes puissances un maintien de leur taux de profits en recourant à l’impérialisme le plus cru.
Le droit international est piétiné, la loi du plus fort s’impose. La Russie, la Chine et les États Unis portent à des niveaux différents aujourd’hui une immense responsabilité dans les conflits à l’échelle internationale. Mais cette logique peut-être aussi celle certain·es dirigeant·es européen·nes, Macron inclus.
Par ailleurs, cette phase correspond aussi historiquement à la montée des courants fascistes car les logiques de prédation sont consubstantielles de leur nature politique. C’est le moment de bascule du libéralisme dans la possibilité fasciste pour le maintien du profit et du pouvoir au service des classes dominantes, d’autant plus que l’économie de guerre leur est très “profitable” . Le fascisme est d’ailleurs le choix que la bourgeoisie fait déjà un peu partout dans le monde.
Et cela nous concerne directement aussi parce que nous ne sommes pas à l’abri que la France participe à cette confrontation impérialiste. Cette vision du monde violente et viriliste, c’est celle de Macron comme de l’extrême droite, aux portes du pouvoir. Nos luttes actuelles sur le budget, l’école, nos luttes féministes, écologistes, pour les droits et libertés… sont les endroits pour combattre la fascisation libérale comme l’extrême droite et leur politique impérialiste.
Notre soutien aux peuples vénézuelien, kurde, ukrainien palestinien n’est pas un soutien moral. C’est un soutien politique total : nous nous battons pour les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes de façon imprescriptible car c’est la base de toute émancipation. Prenons notre place dans l’organisation des solidarités concrètes et des manifestations en soutien au peuple en lutte : Palestine, Iran, Rojava, États-Unis contre l’ICE…
Enfin si cette phase du capitalisme n’est pas nouvelle, si le recours à la guerre non plus, si le danger de l’extrême-droite est si fort alors nous devons nous aussi nous inspirer du passé.
Refuser l’union sacrée derrière l’armée et promouvoir en acte l’unité des peuples contre la guerre, s’unir pour résister à l’extrême droite sont aussi des exemples historiques à suivre. A nous de savoir, dans la période, être moteur de l’indispensable unité et construire un front social et politique pour faire renaître l’espoir et anéantir le danger fasciste.
