Alors que cet été nous a montré des airs de fin du monde coincé entre les canicules et les incendies, Macron a montré sa détermination à poursuivre son orientation politique : négation de l’urgence climatique menant à l’absence de mesures de décarbonation, aucun changement de paradigme agricole avec le retour d’une loi Duplomb 2, aucun plan de rénovation sur l’ensemble des bâtis, destruction des services publics qu’ils soient de préventions ou de prises en charge (de la nature comme des personnes)…. C’est aussi un moment révélateur de la nature inégalitaire du capitalisme : le maintien du cap de déni du dérèglement climatique pèsera d’avantage dans les DROM et dans l’hexagone, sur les populations, paupérisées, ségrégées territorialement, et souvent racialement premières victimes des canicules, mais aussi les femmes, les enfants, les personnes âgées ou vulnérables… Nous aurons l’occasion d’y revenir au CN de septembre
Le dérèglement climatique et ses conséquences vécus pour beaucoup cet été est un exemple de la hauteur des luttes nécessaires, à la fois à court terme pour l’adaptation et à long terme pour changer de modèle économique et social.
Et le syndicat y a un rôle à tenir. Bataille budgétaire pour des moyens pour l’école et les services publics, défense des droits des personnels et de leurs conditions de travail, plan d’urgence pour le bâti, coup d’arrêt dans l’imposition de pratiques enseignantes obérant tout esprit critique, tout empouvoirement des élèves sur ces questions… j’arrête la liste ici vous la connaissez aussi bien que moi. Pour atteindre tout cela il faut construire les modalités d’actions multiples et multipliées, dans les instances comme dans la rue, avec nos partenaires et dans des cadres unitaires divers.
A travers cette question climatique , nous pouvons démontrer tout ce que sait et doit faire le SNUipp : Construire avec les personnels non seulement des revendications pour les personnels mais aussi des plus globales sur la base de nos mandats et de notre expertise, défendre ces revendications en ayant un contact fort avec le terrain pour convaincre d’un projet politique d’égalité, de justice sociale et écologique.
Ce mois de septembre est une opportunité pour saisir de nombreux objets de luttes que nous portons au quotidien sur le terrain : lutter contre le patriarcat, pour une école émancipatrice, pour l’égalité des droits ou la justice sociale… Être capable de participer et d’articuler ces luttes pour qu’elles se nourrissent est la force de notre organisation.
Cette année faisons résonner de façon cohérente toutes nos batailles.
Vous connaissez comme moi l’adage, l’écologie sans la lutte contre le capitalisme, c’est du jardinage. La défense des services publics sans lutte contre les inégalités fonctionne très bien aussi ! A nous d’imposer d’autres choix écologiques en investissant le 26 septembre, un autre budget le 29, etc…
C’est aussi cette diversité qui est notre force pour nous renforcer numériquement car cela répond aux préoccupations qui sont diverses chez nos collègues. C’est aussi cette identité diverse, assumée, qui fera notre force aux élections pro.
Et c’est enfin le projet de société que nous portons contre l’ultra libéralisme et l’ED. Le faire vivre c’est participer à ce que le pire n’arrive pas en 2027.
