C’est l’alarme !

A l’international, le capitalisme du chaos fait rage. Depuis le lancement de la guerre israélo-étasunienne contre l’Iran et la réponse qui a suivi, c’est l’ensemble du Moyen-Orient qui risque de s’embraser faisant peser une menace sur la paix dans le monde. Hors de toutes les règles du droit international, le couple infernal Trump-Netanyahu prétend libérer en tuant, et le monde, dans une relative indifférence, assiste une fois de plus au spectacle de la mort vue du ciel. En Europe, à l’exception de l’Espagne, l’alignement sur cette politique belliciste est la règle. Contre la volonté des peuples et la démocratie, poussé par une convoitise illimitée, au profit de la seule loi du marché, le capitalisme accélère sa course à l’accaparement des biens communs.

Partout les alliances néolibérales et néofascistes, appuyées par leurs médias financés par les milliardaires, se développent. En Europe, l’extrême droite gouverne ou est membre de la coalition au pouvoir dans 6 pays ; au Chili, le 11 mars, un président d’extrême droite vient de prêter serment ; et en Argentine, Milei et sa « loi sur la modernisation du travail » rappelle que ces alliances sont les ennemies du monde du travail.

Sur le plan national, au lendemain du premier tour des municipales, les résultats sont alarmants : 23 villes ont d’ores et déjà été conquises par l’extrême droite, et un peu plus de 42 % des électeur·ices ne sont pas allé·es voter. Plus que jamais, il est essentiel de révéler l’arnaque qu’est le RN, ses liens avec les néonazis, son projet raciste, sexiste et violent. Là où il dirige déjà, son bilan est éloquent : remise en cause des financements de certaines associations, privatisation de services publics, postes de fonctionnaires supprimés, imposition des programmations culturelles.

Face à cela, une dynamique reste possible par l’alliance de citoyen·nes, d’associations, de syndicats et de partis politiques comme l’a montré la réussite de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Au moment où le gouvernement empêche tout progrès sur l’égalité salariale et la lutte contre les VSS, la dénonciation collective du risque de l’extrême droite pour les femmes s’est fait entendre dans la rue.

Alors que l’antifascisme deviendrait le danger et le fascisme une simple opinion, que la gauche politique est divisée, que les difficultés sociales s’aggravent, que les services publics sont asséchés, les inégalités territoriales renforcées et les libertés fondamentales attaquées, le mouvement syndical doit réaffirmer avec toujours plus de force son antifascisme et faire front. ■

Laurence Maurel