Intervention à la fin du débat action.

samedi 22 septembre 2018  |  par  ÉÉ-SNES  | 

Notre débat porte moins sur le niveau de conscience des collègues, nous sommes d’accord sur le fait de devoir « labourer le terrain » mais sur la cohérence de nos campagne et notre capacité à démontrer la cohérence de la politique du gouvernement, ainsi sur Parcours-Sup nous sommes toujours en difficulté, le text ene propose que des aménagements et nous sous-estimons le résultat volontairement désastreux du gouvernement, la volonté de ségrégation sociale. Notre matériel est ainsi comme je le disais hier en décalage avec les nécessités du moment. Sur le 9 octobre est partie prenante d’un plan d’action, pourquoi tant d’atermoiement ? N’a-t-on pas un mois pour labourer le terrain, pour élaborer une vraie plate-forme qui contrebalance les faiblesses de la plate-forme unitaire actuelle ? Je me pose moins la question de savoir si nos collègues ont un problème avec la grève que de savoir si le SNES et la FSU ont un problème avec la grève. Je ne dis pas qus faire grève est facile mais nous avons peu d’alternatives en terme de construction d’un réel rapport de force. Contrairement à ce qu’affiche le texte, nous n’avons pas de plan d’action : un plan d’action ce n’est pas un appareil en ordre de marche pour les élections, c’est organisation qui soit capable de mettre en cohérence les attaques, de s’ouvrir aux opportunités de mobilisaiton, dont le 9. Il nous faut ainsi rester ouvert à un appel à la grève le 9 octobre, d’autant que je nous trouve un peu confiants sur notre éventuelle capacité à réussir en novembre sur les questions éducatives ce que nous refusons de construire le 9 sur un périmètre plus vaste. Notre absence ou notre timide présence le 9 en parallèle de la construction d’une journée éduc en novembre nous ferait un peu passer poue les diviseurs qui font leur propre grève avant les élections pro. De même sur la fonction publique en décembre janvier, une journée prenant en compte les questions retraites sans connexion avec l’interpro nous fait aussi passer pour des diviseurs, même si je sais que ce n’est la volonté de personne ici. Dans un plan d’action pour le moment, c’est la matière pour convaincre qui nous manque. Les alternatives pour convaincre. Les capacités de mobilisation existent quand les alternatives sont convaincantes (cf. les mobilisations récentes sur le climat). Nous avons besoin d’alternatives sociales mais aussi éducatives. ​

Clément Lefèvre, Secrétaire national du SNES-FSU.


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