- édito de l’équipe responsable de l’école émancipée
Ukraine, Gaza, Venezuela, Iran, Liban les impérialismes entendent mettre une partie du monde à leurs pieds en bafouant le droit international pour s’accaparer des énergies fossiles, plaire à leur base électorale, échapper à leurs déboires judiciaires… En France, E. Macron est le seul à s’imaginer avoir un rôle à jouer dans ce fracas meurtrier. Il gesticule en relançant la prolifération nucléaire, la construction d’un porte-avions pour faire croire qu’il est encore vivant. Ces dérives doivent cesser et le camp de la paix doit s’y opposer fermement dans les cadres les plus unitaires possible.
Les journées d’actions du 8 mars et du 31 mars, les mobilisations « carte scolaire » dans les départements montrent une disponibilité à défendre collectivement les services publics, les droits des Femmes, à lutter contre toutes les formes de précarité… Des mobilisations ont lieu partout en France depuis plusieurs semaines sur la carte scolaire, les moyens, le statut des AESH : il faut les amplifier pour faire reculer la politique du gouvernement.
Mais il est aussi important, dès maintenant, de préparer dans la durée une rentrée sociale qui ne pourra se résumer à la traditionnelle journée de grève interprofessionnelle. Il est important de construire dans la rue des alternatives à la politique ultralibérale autoritaire de Lecornu. C’est dès aujourd’hui qu’il faut débattre dans les services, les écoles et les établissements, les ministères des luttes à mener pour s’opposer au prochain budget austéritaire du gouvernement.
Occuper le terrain social c’est aussi lutter contre l’extrême-droite, renforcée lors des dernières élections municipales. Si son principal fond de commerce reste le racisme, elle se nourrit du désespoir, des crises sociales et économiques. À nous collectivement de lutter contre elle dans tous les cadres unitaires et de porter un autre possible à partir de nos revendications de transformation sociale.
