Edito – Lutter dès le 10 septembre pour un tout autre budget

  • édito de l’équipe responsable de l’école émancipée

Le projet de budget austéritaire du gouvernement  Bayrou ne pouvait rester sans réponse. Les annonces ne sont que régressions sociales : suppression de deux jours fériés, baisses des moyens dans les services publics, nouvelle remise en cause du droit du travail, énième réforme de l’assurance chômage, gel des prestations sociales et des salaires des fonctionnaires, désindexation des pensions de retraites, monétisation de la 5ème semaine de congés payés… 

L’ensemble des organisations syndicales ont toutes signifié leur refus d’un tel projet et ont initié une pétition demandant l’abandon d’un tel projet. À ce jour, elle a obtenu plus de 330 000 signatures. Elles se retrouvent le 1er septembre pour débattre des initiatives à mener. Cela ne peut être qu’une grève interprofessionnelle inscrite dans un calendrier d’actions à même de faire plier le gouvernement.

Dans le même temps, pour contrer ce budget, des annonces de blocage du pays le 10 septembre se succèdent. Si l’extrême-droite était à l’origine de certaines, d’autres sont le résultat d’une exaspération populaire, de citoyen·nes, d’associations alors que Bayrou faisait ses annonces en pleine trêve estivale.  Depuis du côté de la CGT, des Unions Départementales et des fédérations appellent à rejoindre la mobilisation. Des partis politiques aussi.

Il y a nécessité à construire des convergences entre les OS et ces appels citoyens et d’associations. Plus le mouvement social organisé sera investi pleinement dans le mouvement, plus les contours revendicatifs seront clairs et mettront à distance l’ED. Ne nous y trompons pas, les manœuvres politiciennes de Bayrou, qui vient de décider de soumettre son gouvernement à un vote de confiance le 8 septembre sont une première victoire des mobilisations annoncées. Son but est évidemment de tenter de couper l’herbe sous le pied à la contestation sociale, en augmentant l’instabilité politique du pays, tout en se donnant une chance pour les futures présidentielles.

Quel que soit l’avenir politique qui se dessinera dans les semaines à venir, construisons sans attendre un mouvement social d’envergure, le plus unitaire possible pour faire entendre nos revendications. Une autre politique axée sur un partage des richesses est possible. Le 10 septembre peut en être le point de départ : à nous de nous en saisir !