Edito – En 2026, faire entendre la voix de la mobilisation

  • édito de l’équipe responsable de l’école émancipée

Un budget de régressions sur la sécu vient d’être adopté, sauvant au passage le gouvernement Lecornu. Ce ne sont pas les quelques avancées, gagnées grâce au mouvement social de septembre/octobre qui feront oublier tous les reculs : défiscalisation des heures sup, limitation des arrêts de travail et restrictions pour les victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles, décalage de la réforme des retraites, loin de son abrogation, budget de l’assurance maladie en baisse, taxation des mutuelles et complémentaires…

La grève du 2 décembre a eu pour mérite de mettre en avant des alternatives au libéralisme autoritaire gouvernemental au service de la bourgeoisie, rejoint par les tenants d’une pseudo gauche d’accompagnement trahissant les intérêts des salarié·es pour obtenir un « budget à tout prix ». Il faut continuer de construire de nouvelles mobilisations, interprofessionnelles ou sectorielles. Dans l’éducation nationale, la saignée de postes annoncée en souriant par E. Geffray ne peut rester sans riposte syndicale unitaire et oblige la FSU, première organisation dans l’EN, à construire des mobilisations y compris la grève avec les personnels pour faire reculer le ministère. Cela passe par des AG, des réunions d’info syndicale, un volontarisme de s’opposer aux régressions. 

Au delà de l’Ecole, nos mobilisations pour les services publics serviront aussi d’arguments dans notre nécessaire lutte contre le RN qui fait des municipales son objectif 2026. Comme tous les régimes autoritaires qui fleurissent aujourd’hui sur la planète, le RN veut un service public fortement réduit et aux ordres, très loin de la conception issue des lois Lepors du·de la fonctionnaire-citoyen·ne, une Ecole réactionnaire, elle aussi aux ordres.  Les défendre collectivement, c’est aussi dire non à l’extrême droite et construire avec les personnels la riposte syndicale.