Edito – Le 2, dans la rue et après on continue

  • édito de l’équipe responsable de l’école émancipée

Le 2 décembre, nous serons de nouveau en grève et dans la rue à l’appel de l’intersyndicale à trois CGT, FSU et Solidaires. Les autres partenaires syndicaux ont, malheureusement, accepté la seule « concession » de Lecornu, un décalage de la réforme des retraites en guise de suspension, en refusant de poursuivre les mobilisations intersyndicales initiées depuis l’été. Ce simple décalage, que le gouvernement entend faire payer au prix fort dans le budget, ne répond pas aux exigences de 2023 : cette réforme doit être abrogée et nous devons obtenir le retour à 60 ans et 37,5 annuités. Cette journée du 2 est donc une étape essentielle dans la lutte légitime contre ce gouvernement qui prône un libéralisme autoritaire dont l’austérité est le mantra. Ne pas appeler à la grève le 2 décembre est inconséquent car dans la continuité de la non suspension de la réforme des retraites, ce budget est un budget de guerre sociale qui frappera durement les salarié·es et la population : baisse des dépenses de santé, pas d’augmentation de salaires, suppression de plusieurs milliers d’emplois, poursuite du démantèlement des services publics … 

Le 2 décembre ne peut être une journée isolée et doit s’inscrire dans un calendrier revendicatif car notre camp de luttes et de transformation sociale ne peut laisser le champ libre au RN et au « bloc central », minaudant avec le PS, et toujours intraitable avec la défense des intérêts de la bourgeoisie. Il faut se projeter vers des mobilisations interprofessionnelles ou sectorielles. En effet, les attaques annoncées par E. Geffray contre l’École nécessitent une riposte à leur hauteur : comment ne pas s’opposer collectivement à un plan social de suppressions de milliers de postes qui succède à celui de l’an dernier ? La FSU doit prendre ses responsabilités et mettre en débat la construction d’une mobilisation inscrite dans la durée sur l’École, de la maternelle à l’université.

Il est important que nous soyons à l’offensive car face à nous, l’extrême-droite avance ses pions avec comme objectif de prendre Matignon puis l’Élysée.  Il nous faut travailler avec les OS, les associations et les partis politiques à des alternatives politique, économique, sociale, féministe, écologique du type du programme du nouveau Front Populaire,  à même de faire gagner notre camp social.