Continuons de lutter pour les libertés et contre les guerres

Petit à petit, une internationale réactionnaire fasciste tisse sa toile, telle une araignée, avec l’aide de puissants réseaux. Elle menace dans le monde comme ici les droits et les libertés, en particulier des femmes, des personnes racisées et des personnes LGBTQIA+.

Cette dynamique masculiniste et anti-genre transnationale constitue un danger sans précédent, comme le pointent le rapport sur le sexisme du HCE de janvier 2026 et l’étude récente du King’s College de Londres/IFOP menée dans 29 pays.

Un suprémacisme blanc hétérosexuel s’impose au pouvoir dans de nombreux pays par l’élection de dirigeants qui mènent des politiques régressives et répressives (Trump, Milei, Orban …). Ces politiques de dominations font exploser le développement des inégalités et les discriminations à l’égard des plus vulnérables et des minorités. Animés par une logique guerrière, belliciste et conquérante, ils mettent en péril la démocratie et la paix dans le monde. 

La France n’est pas épargnée. Si le pays n’est pas encore dirigé par l’extrême-droite, les politiques à l’œuvre lui préparent déjà largement le terrain. La bataille culturelle qui fait rage cherche à imposer dans le débat public l’idée que certains groupes dans la population constitueraient une menace pour finalement mieux faire oublier les fascistes qui en sont réellement une. 

Par ailleurs, l’extrême-droite instrumentalise certaines valeurs qui appartiennent à notre camp comme le féminisme, la lutte contre l’antisémitisme, pour faire croire qu’elle les défend alors que dans les faits, il n’en est rien. 

C’est le cas de collectifs comme Némésis qui se revendique féministe quand son objectif est d’avancer un projet raciste et nationaliste.  Ces collectifs recherchent la confrontation et la mettent en scène pour mieux se victimiser et décrédibiliser le camp progressiste féministe et antiraciste. L’affaire Deranque a clairement illustré cette stratégie d’inversion des valeurs. 

Face à une extrême-droite de plus en plus décomplexée, face aux menaces et aux attaques racistes qui se multiplient, face à la montée en puissance du masculinisme, il faut continuer à investir et construire des mobilisations. Qu’elles soient féministes comme celles du 8 mars dernier ou antiracistes comme lors de ce samedi 14 mars. Continuons de lutter pour les libertés et contre les guerres. Loin de diviser nos forces et notre camp, elles participent au contraire à la démonstration des logiques d’articulation des dominations et de l’instrumentalisation en cours : non on ne peut pas être féministe et raciste,  non on ne défend pas les droits sociaux si on exploite les immigré·es….

Préparons et engageons-nous dans les mois qui viennent lors du 21 mars, journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, le 17 mai, journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Soutenons le peuple Palestinien dans les rues le 28 mars et soyons présentes et présents aussi pour les manifestations à venir de soutien au peuple Iranien. Enfin, à l’heure où les personnes transgenres se retrouvent interdites de permis de conduire au Kansas, soyons dans les rues pour les marches des fiertés qui auront lieu partout en France, en Europe et à travers le monde.

Affirmons haut et fort notre refus d’une société qui divise, exclut. Continuons de revendiquer, dans des luttes dynamiques une société plus solidaire et égalitaire où les droits et libertés de tous·tes sont garanties.