Débat action – Un calendrier d’action avant les élections municipales

2026 ne nous aura pas laissé de répit. À peine une vingtaine de jours après avoir enlevé le sapin et ramassé les cotillons que nous voilà à nouveau confronté.es à la brutalité du système capitaliste et à l’impérialisme qui dominent le monde.
En réalité, le passage à une nouvelle année n’a rien changé pour les populations de Gaza, de Cisjordanie ou pour celles du Soudan ou du Yémen.
Après son coup de force au Venezuela, il semblerait que Trump ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’il annonce déjà vouloir prendre possession du Groenland et n’exclut visiblement pas d’intervenir en Iran.
Le respect du droit international et la recherche d’une paix dans le monde ne sont désormais plus une priorité. Et partout, celles et ceux qui tentent de porter une autre voix face à celles qui dominent dans les grandes puissances impérialistes, sont menacé.es.
Dans ce contexte international de plus en plus fascisant, nous, syndicalistes, ne pouvons pas rester de simples commentateurs/trices de la situation
À nous de convaincre, partout autour de nous, que ces guerres ne sont certainement pas menées au nom de la défense de nos intérêts mais qu’elles sont bel et bien le fait d’une lutte entre capitalistes qui n’hésiteront pas à sacrifier la jeunesse, les travailleur.ses et l’avenir de la planète au nom de leurs propres profits.
Sur le plan national, 2026 commence aussi dans un contexte sombre : alors que les discussions sur le budget semblaient s’enliser, le premier Ministre Lecornu aura finalement bien recours au 49.3 pour le faire adopter. Alors que le pouvoir d’achat des salarié.es sera déjà fortement impacté par certaines mesures présentes dans le PLFSS 2026, c’est un nouveau budget austéritaire qui va continuer de mettre à mal les services publics.
Les priorités sont claires : de l’argent pour la Défense au détriment de la Santé, de l’Éducation et d’autres. Le discours militariste, visant en particulier les jeunes, a de quoi nous inquiéter. Classe défense, journée de mobilisation, service national, voilà les seules perspectives « émancipatrices » proposées à la jeunesse.
En parallèle, la progression des idées d’extrême-droite se fait elle aussi bien sentir et les élections municipales du mois de mars permettront d’évaluer les capacités d’implantation et de progression du RN alors que l’échéance présidentielle se rapproche.
Au-delà des élections, la question pour nous est de savoir ce que nous allons opposer aux discours racistes, sexistes, LGBTIphobes qui se banalisent dans l’espace public et dans les médias. Alors que nous n’en finissons pas de compter les victimes des violences qui en découlent, la résistance syndicale, politique et associative est de plus en plus réprimée. 

À nous, sans plus attendre, de prendre la mesure de ce qui risque d’arriver et de nous doter d’outils de résistance militante car si nous voulons continuer de défendre nos mandats dans ce contexte de plus en plus nauséabond, il nous faudra renforcer nos argumentaires comme nos réflexes de défense collective.
Dans l’Éducation, nous avons encore fort à faire cet hiver : manque de moyens, suppressions de postes, menaces sur les concours de recrutement, attaques sur l’Éducation prioritaire … La préparation de rentrée s’annonce d’ores et déjà compliquée : il ne fait aucun doute que nous aurons à combattre les choix politiques et budgétaires réactionnaires qui guideront cette séquence.
Une campagne faisant le lien entre conditions d’études et de travail -en abordant la question du bâti scolaire notamment-, et rappelant nos ambitions pour l’émancipation de nos élèves – avec la fin des groupes de niveaux, une nouvelle organisation pour le collège et le lycée- montrera à nos collègues que nous avons des choses à dire et à proposer vis-à-vis de leurs préoccupations.
Et comme le mois de janvier est aussi synonyme de vœux et de nouvelles perspectives, pour ne pas céder à la résignation, à nous de nous mettre en ordre de bataille et de prendre nos responsabilités dans la période !
Dans la continuité du plan d’action lancé en 2025, nous, militant.es du Snes-FSU devons travailler à la construction d’un rapport de force pour un service public d’éducation ambitieux et de qualité.
Cette mobilisation doit mettre en avant nos revendications : aucune suppression de postes pour la rentrée prochaine, la baisse des effectifs par classe, des moyens suffisants pour l’inclusion, l’amélioration des formations initiale et continue, la refonte de la carte de l’éducation prioritaire, la titularisation des AESH et la nécessité de créer un corps de catégorie B, et la revalorisation salariale de nos métiers…
Cette mobilisation, il faut la construire dans le cadre le plus unitaire possible, avec les parents d’élèves et les syndicats lycéens.
Cette mobilisation, il faut la construire à partir d’un calendrier d’actions discuté en FSU, et en intersyndicale.