- édito de l’équipe responsable de l’école émancipée
La guerre en Iran s’éternise rendant le quotidien des Iranien·nes toujours plus précaire et dangereux, l’économie mondiale tousse et les citoyen·nes du monde entier en payent le prix fort : augmentation du prix de l’essence, pénurie de produits, faillites d’entreprises en perspective … Pour faire face à ces états de guerre, la réponse élyséenne préconise la construction d’un nouveau porte-avion à plus de 10 milliards d’euros, la militarisation de la jeunesse, la présence de l’armée à l’École dans les classes défense … Et pour bien enfoncer le clou, S Lecornu explique que les 6 milliards d’euros que nous coûtent la guerre au Moyen-Orient seront compensés par 6 milliards d’économies budgétaires. En plus de trinquer, il faudra payer une deuxième tournée d’austérité avec encore moins de services publics, de fonctionnaires et plus de précarité.
La responsabilité syndicale est double : dire non à la guerre et défendre le droit à l’autodétermination des peuples, mais aussi construire à tous les niveaux des politiques alternatives au libéralisme autoritaire, à l’extrême-droite. Les annonces de Lecornu sont sans surprise et les ministres vont assurément trouver les milliards à économiser. Cela augure de nouvelles régressions, des externalisations, des suppressions d’emplois. Mais, cela augure aussi la continuation de l’absence de participation des riches et du CAC 40, alors que les plus démuni·e·s comme les bénéficiaires du RSA sont constamment soupçonné·es de fraudes sociales.
La réponse intersyndicale doit être à la hauteur des attaques et à ce jour, on en est très éloigné·e. Au moment où le MEDEF et certains grands patrons aident le RN à poursuivre son travail de dédiabolisation en le rencontrant, il y a urgence à construire les modalités d’actions à même de peser sur les régressions actuelles et futures.
