Comme l’a dit Yacha, on ne peut pas mettre la poussière sous le tapis. Il faut, dans la perspective du congrès, nous doter d’outils internes pour améliorer nos fonctionnements, départementaux, académiques et nationaux. Afin de passer à une organisation vraiment démocratique et soucieuse du bien-être militant.
Cela étant dit, l’actualité internationale comme nationale pèse sur ce CN et le texte action qui doit en sortir. On le dit depuis plusieurs mois, mais l’Extrême Droite est plus qu’aux portes du pouvoir. L’alliance des droites avance à chaque élection, La séquence Quentin Deranque comme la dernière intervention de Retailleau appelant les électeurs du RN à voter pour Rachida Dati en sont des signes. Il est de notre rôle de syndicat de transformation sociale d’armer les collègues contre les idées d’ED par des formations, du matériel pour nos salle des personnel·les et d’adhérer à Visa, outil avec d’autres pour éviter que le RN gagne en 2027. Le 1er mai va vite arriver, c’est l’occasion d’en faire un temps fort de mobilisation pour la paix et contre le fascisme.
Sur l’action : En début d’année scolaire le SNES était parti pour ne pas enjamber 2026 et pour profiter de la « pause » dans la parole gouvernementale liée aux élections municipales mais force est de constater que nous n’avons pas réussi à porter totalement notre plan d’action. Nous le savons, mobiliser nos collègues est de plus en plus difficile. Mais, si nous, SNES, 1er syndicat du 2d degré sommes trop frileuses c’est fini. Il y a actuellement des frémissements de mobilisation, sur des sujets variés en collège comme en lycée, et qui concernent tous les métiers du 2nd degré. Il faut se saisir des colères des collègues. En éducation prioritaire, l’offensive sur le socle dans les 800 collèges rappelle le temps des Éclairs. Il faut ressortir nos analyses et outils. Il est donc important que le SNES propose une mobilisation éduc avant la fin du mois de mars et porte dans l’intersyndicale une journée de grève qui s’inscrive dans un plan d’action articulant mobilisations locales et nationales, en pensant à l’après et même à la rentrée 2026. Le SNES doit aussi envisager d’ores et déjà les suites pour obtenir un collectif budgétaire : il y a urgence pour les postes et pour les salaires.
