UN CONGRES POUR QUOI FAIRE ?

jeudi 29 janvier 2009  | 

UN CONGRES POUR QUOI FAIRE ?

La situation dans l’EN s’est dégradée : le pouvoir d’achat est en baisse, il faut travailler plus longtemps (41 annuités), dans des conditions de plus en plus difficiles. Le savoir est mis en cause, au profit de compétences morcelées, visant à mesurer l’employabilité future de l’élève. Le sentiment que « ça va de plus en plus mal et ça ne va pas s’arranger » percute tous les acteurs de l’éducation. Pourtant, situation unique dans le paysage syndical, il existe une organisation qui représente la moitié des personnels, rassemble des milliers de militant(e)s dévoué(e)s et compétent(e)s, présents à tous les niveaux, de l’établissement aux commissions paritaires ministérielles. On a envie de dire « tout ça pour ça ! » Tableau pessimiste ? « Nous avons obtenu quelques victoires et sans nous, nous dit le Snes, ce serait encore pire ». Mais la lucidité oblige à constater la précarisation croissante, la disparition des MI-SE et bientôt des CO-psy et des CPE au profit d’emplois non statutaires, la dégradation des conditions d’emplois pour tous, (multiplication de postes partagés, TZR malmenés, milliers de suppressions de postes) : la liste serait trop longue….. Même l’influence des commissaires paritaires s’est amoindrie, sous les coups de butoir de la « gestion personnalisée ». Le SNES est en danger – le résultat des professionnelles, la baisse du nombre d’adhérents le montrent – et le congrès devra faire un bilan honnête et trouver enfin le chemin d’un syndicalisme qui gagne. Deux enjeux fondamentaux :
-  Prendre la mesure de la politique à laquelle nous sommes confrontés. Elle a le mérite de la clarté (« moins de services, de personnels, d’Etat », F.Fillon 2007). Dans ces conditions, tout espoir de négocier des « compromis acceptables » est vain, si le rapport de forces n’est pas présent.
-  S’engager dans des actions susceptibles d’instaurer ce rapport de forces. Les grèves rituelles et sans perspectives ont montré leur inefficacité (les contre-exemples comme les décrets de Robien, n’invalident pas l’analyse générale) et démoralisent les personnels. Les grèves « renvoyées au local » selon les zones, pendant les congés, n’ont pas de sens ; les actions « alternatives à la grève » ne se conçoivent que si elles s’inscrivent dans un plan d’actions déterminé.

Le Snes doit définir clairement son orientation : les personnels ont besoin d’un syndicalisme de lutte pour s’opposer à ce gouvernement. Il est de la responsabilité du Snes, organisation majoritaire, de conduire ce combat. Les élu(e)s école émancipée au BN du SNES.


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