Services publics, attention à l’acte II de Macron

lundi 17 août 2020  |  par  École Émancipée  | 

En nommant Amélie de Monchalin au ministère de la Transformation et de la Fonction Publique, E. Macron montre clairement que sa fin de mandat sera hostile aux fonctionnaires, assimilé.es et contractuel.les des trois fonctions publiques. Le ton a été donné par le Premier ministre et la ministre lors des rencontres de juillet avec les syndicats : malgré une baisse avérée du pouvoir d’achat pour les fonctionnaires, il n’y aura aucune revalorisation salariale. Le seul effort consenti par le gouvernement se limite au « Ségur de la santé » qui est évidemment insuffisant car déconnecté des réalités vécues par les travailleur.ses des différents secteurs hospitaliers.

En insérant « Transformation » dans le libellé du ministère, il n’y a aucun doute à avoir quant aux chantiers prévus par le gouvernement : remise en cause du statut et du temps de travail, réforme du recrutement par concours, contractualisation et externalisation des missions. En droitisant encore plus son gouvernement et en multipliant les appels du pied à l’idéologie de l’extrême droite, Macron fait une croix sur le potentiel vote des fonctionnaires en sa faveur en 2022. C’est pour cela que nous avons toutes et tous intérêt à dénoncer ce projet, à mettre en garde nos collègues sur un avenir qui pourrait vite s’assombrir encore plus.

Le déconfinement aurait dû être une opportunité pour le gouvernement de renforcer les fonctions publiques en recrutant massivement de nouveaux agent.es, en empêchant la disparition de services publics dans les zones rurales… Le confinement a montré le rôle essentiel des agent.es pendant la crise sanitaire, rôle reconnu majoritairement par la population. Au lieu de cela, le gouvernement entend « transformer » les fonctions publiques.

Nous savons toutes et tous que « transformation » chez les libéraux signifie régression. Il y a donc urgence à travailler collectivement, dans un arc syndical large, à une opposition à cette politique qui ne soit pas qu’épistolaire et pétitionnaire. La question d’une mobilisation d’envergure des fonctions publiques se pose, la FSU doit être porteuse de cette revendication.


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