Marie-Cécile Périllat : déconfinement, imposer nos conditions.

mercredi 6 mai 2020  |  par  ÉÉ FSU  | 

Au nom de la SD 31 nous voulons redire que la parole de la FSU est très attendue et très écoutée. Les interventions de Benoit dans les médias sont appréciées. On doit accentuer notre présence dans les médias, nous pensons qu’une conférence de presse doit être organisée très vite pour donner le la syndical et aider les collègues à agir sur la situation.

De la même façon que le calendrier imposé, le protocole national est la démonstration qu’il s’agit d’ouvrir les écoles « quoi qu’il en coûte » et que ce n’est pas la question sanitaire qui dirige l’action gouvernementale. Le texte action est a critique sur ce protocole alors que ce dernier ne garantit pas des conditions acceptables de réouverture, ne serait-ce parce qu’il autorise la pression sur les effectifs, insistant sur le fait qu’on peut faire rentrer 16 personnes dans 50m2. De ce point de vue la dernière version a fait plus que « jeter le trouble ».

L’expression est malheureuse.

Dire que nous ne rentrerons que si les conditions sont réunies ne suffit plus puisqu’à l’évidence ce protocole ne garantit pas les conditions que nous estimons indispensables, il ne sera pas suffisamment protecteur pour les personnels sur le terrain sur lesquels vont peser des pressions de toutes natures (parents, hiérarchie).

Nous devons donc le dénoncer comme inacceptable, exiger du ministre qu’il reporte la réouverture des écoles et établissements tant qu’un nouveau protocole n’aura pas été établi avec les représentant-es des personnels et des parents, un protocole conforme aux préconisations du Comité scientifique et aux avis du CHSTM. Et ce tant qu’on n’aura pas l’assurance que les personnels aient réellement la main sur la décision de réouverture, via les conseils d’école ou les CA.

Il faut renvoyer la balle dans le camp du ministre, démontrer sa responsabilité, et appeler l’ensemble des personnels à ne pas rouvrir si nos conditions c’est à dire celle du CS et du CHSCTM, ne sont pas réunies. Si on ne fait pas cela, on désarme les collègues qui vont se retrouver dans des situations intenables et engageant leur propre responsabilité.
C’est cette démarche publique-là qui rendra audible à large échelle, et légitime surtout, le recours au droit de retrait, comme le recours à la grève selon ce qui paraîtra le plus pertinent sur le terrain.

La semaine qui vient sera déterminante car c’est là que s’établira le rapport de force avec ce gouvernement irresponsable. La suite dépendra de ce qu’on aura gagné cette semaine, c’est à dire si nous aurons réussi à imposer nos conditions.


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