Intervention de Romain Gentner (BN, Créteil) sur la formation des maîtres et les AED pré-pro.

mercredi 26 juin 2019  |  par  ÉÉ-SNES  | 

Nous faire entendre

De plus en plus de collègues sont exaspéré-es par la politique et la communication du gouvernement et du ministère. Les occasions ne manquent pas de contrer la com’ de Jean-Michel Blanquer qui se fait passer pour bienveillant mais qui détruit tout sur son passage. Les propos de la DRH de l’académie de Montpellier doivent être dénoncés, elle qui proposait de recourir à l’euthanasie pour résoudre le problème de la reconversion des enseignant-es dont la discipline est réduite à peau de chagrin par la réforme du lycée. C’est ça, l’ « école de la confiance » ?

En cette période de canicule, les conditions d’études et de travail sont très difficiles dans bon nombre d’établissements dont les locaux sont vétustes. C’est le moment de nous faire entendre pour la rénovation des établissements scolaires, pour beaucoup construits dans les années 60 et 70.

Quel message le SNES doit-il transmettre aux syndiqué-es au sujet du nouveau dispositif des « AED pré-professionnalisants » ? Bien sûr, comme il est écrit dans la motion, les militant-es de S1 accueilleront ces jeunes collègues et lutteront contre toutes les dérives. Mais cela ne suffit pas, nous devons porter un discours syndical de refus de la précarité et rappeler nos mandats de pré-recrutements sous statut d’élève-fonctionnaire. Ce n’est pas normal que les profs puissent être remplacé-es par des AED non formé-es qui par ailleurs étudieront en parallèle en M1, ce qui renforce les risques qu’elles et ils échouent dans leurs études. Nous devons armer les S1 sur les dangers de ce dispositifs et leur proposer des exemples de motions à soumettre au vote des Conseils d’administration des établissements.

Enfin, nous nous félicitons à l’école émancipée de l’ajout de la mention suivante dans la partie Action du texte, pour laquelle nous sommes intervenu-es plusieurs fois : « Le SNES-FSU soutient les collègues qui s’engagent dans les actions de rétention des notes des examens. » Nous sommes plus sceptiques sur l’appel à refuser de devenir professeur-e principal-e dans tout le second degré, un mot d’ordre approprié en lycée au vu de l’amorce de la réforme, mais qui risque de rencontrer moins d’écho en collège.


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