Intervention de Raphaël Giromini (CAN, Créteil) sur le S.N.U.

mercredi 26 juin 2019  |  par  ÉÉ-SNES  | 

Laissez-moi vous parler d’une réussite de la méritocratie républicaine : Gabriel Attal.

  • Après des études à l’école Alsacienne (à Paris), puis à Science Po, où il anime le bureau des étudiants essentiellement en organisant des soirées étudiantes, il suit un master à l’université Paris II-Assas. Un pur produit des classes dominantes.
  • Après un passage au ministère de Marisol Tourraine (sous Hollande), il rejoint LREM. Un pur produit de l’opportunisme.
  • En juillet 2018, ce jeune député (LREM) cherche à casser la grève des postiers du 92, un pur produit de briseur de grève.
  • Enfin pour toute son œuvre, il est nommé secrétaire d’Etat auprès du MEN. Donc, Gabriel Attal nous explique : « Ce qui manque en France c’est un moment de brassage, de creuset républicain, où des jeunes qui viennent d’horizons très différents se retrouvent autour des valeurs de la République. » Gabriel confond la France et sa vie personnelle. Car ce moment de brassage existe : ça s’appelle l’Ecole Publique. Mais, la vie de Gabriel Attal montre qu’il n’y connaît rien, ni à l’un, ni à l’autre.

Il ajoute : « J’attends du service universel qu’il soit un moment d’émancipation ». Qu’on en juge : le 19 juin, 25 jeunes ont fait des malaises à Evreux après avoir été laissé en plein soleil pendant plusieurs heures. Bel exemple d’émancipation de la jeunesse.

Le SNU est plus qu’un moyen de « disqualifier le travail qui est fait au quotidien dans les classes », comme l’écrivent les camarades d’UA. Le gouvernement ne « confond pas éducation et formatage », le gouvernement veut remplacer l’éducation par le formatage.

Autant que faire se peut, il faut prendre au sérieux ce que dit Gabriel Attal. Il y a une cohérence globale dans la destruction de l’Ecole, de la maternelle à l’université, en passant par une sélection/orientation dès 13-14 ans. Diminuer le temps d’apprentissage pour les jeunes en collèges, lycées et lycées pro c’est précisément remplacer l’enseignement par le formatage et le gavage ; c’est détruire la cohésion commune ; c’est empêcher l’émancipation des jeunes. Et c’est là que le SNU intervient. En deux semaines, le SNU résout une destruction systématique de la jeunesse dès son plus jeune âge !

C’est pourquoi, le SNES-FSU doit être frontalement opposé au SNU et proposer une campagne unitaire sur cette question.


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