Claire Bornais : élections professionnelles.

jeudi 24 janvier 2019  |  par  ÉÉ FSU  | 

Pour l’École Émancipée (EE), en complément de l’intervention de Julien Rivoire, je voudrais intervenir plus spécifiquement sur les résultats de la FSU

Dans la Fonction publique d’État (FPE), la FSU augmente son score de 0.7 pt et augmente son nb de voix, mais ne récupère pas sa 1ere place, objectif qu’elle s’était fixé.

En particulier, c’est la baisse dans l’Éducation nationale (EN) et l’enseignement supérieur et la recherche qui pose problème, car c’est dans ces deux secteurs que la FSU réalise encore en 2018 88 % de ses voix, et si on y ajoute l’estimation des voix des enseignants du ministère de l’agriculture qui se sont portées sur le FSU, c’est 91,5 % des voix de la FSU qui sont issues du monde de l’éducation.

La FSU baisse à l’EN de 0,6 pt même si le nombre de voix augmente avec la participation qui a augmenté, ce qui signifie que nous n’avons pas récupéré suffisamment de voix. Comme cela a été évoqué dans quelques autres interventions, et que l’EE a signalé depuis 2011, le principal souci que rencontre la FSU est l’écart observé entre le total des voix aux commissions administratives paritaires nationales (CAPN) et le nombre de voix au comité technique ministériel de l’éducation nationale (CTMEN), qui est de 24000. Les périmètres ne sont pas strictement les mêmes, car il y a des corps communs à plusieurs ministères, dont les agents votent en CAPN et pas au CTMEN, et des contractuels qui votent au CTMEN mais pas en CAPN. En essayant d’estimer les voix FSU en CAPN provenant de ces personnels qui ne votent pas au CTMEN, on est à environ 8000 voix de titulaires, soit un différentiel d’au moins 16000 voix, puisque nous ne savons pas combien de voix de contractuels la FSU a recueillies au CTMEN. Or il nous manquait 8000 voix pour regagner la première place à la FPE. Cela dénote un vrai défaut d’identification fédérale auprès des titulaires, au moins : peut-être faut-il penser pour les prochaines élections à intituler de la même manière les listes au CTM et aux CAP, pour faire le lien fédéral plus facilement.

De plus, l’analyse plus fine de ce qui se passe dans l’EN est à faire, où l’on observe un maintien dans les CAPN du SNUIPP et une baisse du SNES des deux gros corps enseignants des certifiés et agrégés, alors qu’on observe dans ces corps une stagnation du score du « paquet » UNSA/CFDT et une augmentation de la CGT et Solidaires. On peut se poser la question au regard de ces résultats sur le caractère électoralement porteur de la ligne accommodante de l’UNSA et de la CFDT avec les réformes. Et on peut aussi se poser la question au regard de l’augmentation de la CGT et de Sud dans ces corps, de la nécessité d’être plus offensifs, plus rapidement, face aux réformes.

Pour la fonction publique territoriale (FPT), nous voulons nous joindre aux félicitations déjà adressées aux camarades du SNUTER. Même si l’objectif de représentativité n’a pas été atteint, c’est le secteur où la progression de la FSU est nette, avec une augmentation des voix de la FSU alors que le nombre d’électeurs et le taux de participation ont baissé.

Pour finir, pour 2022, il nous faudra certainement mener la réflexion autour de la question des contractuels, comment nous nous adressons à eux et comment nous les défendons, surtout dans un contexte de politiques tendant depuis des années à augmenter la précarité, que nous avons bien du mal à bloquer et que le gouvernement actuel promet de renforcer. Nous avons aussi à travailler à affirmer l’identité FSU, non seulement dans la communication auprès des collègues, mais aussi en travaillant au quotidien plus fédéralement dans et entre les SN.


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