Gégory Bekhtari : situation des migrant.e.s et soutien aux militant.e.s solidaires.

samedi 22 septembre 2018  |  par  ÉÉ FSU  | 

Selon Médecins Sans Frontières, aujourd’hui, plusieurs milliers de migrants et de réfugiés sont pris au piège dans des centres de détention libyens et vivent dans des conditions inhumaines. Plusieurs centaines, voire plus d’un millier de migrants sont morts en tentant de fuir l’enfer libyen ces deux derniers mois, venant ainsi alourdir la somme incalculable de cadavres charriés par le cimetière marin qu’est devenue la Méditerranée ces dernières années, dans l’indifférence quasi générale. Liza Courtois, infirmière française de 29 ans, engagée pour Médecins Sans Frontières sur l’Aquarius, résume la situation en ces termes : « Plus tard, cette crise sera dans les livres d’histoire et on aura honte. »

Sans attendre que les générations futures ne portent la mémoire de cette tragédie et de ce désastre, des militant-es solidaires s’organisent dès maintenant pour sauver des vies, contre l’Europe forteresse, contre les états européens, la France de Macron à égalité avec l’Italie de Salvini, qui bloquent l’arrivée et l’accueil des migrants, y compris des naufragés sauvés par les navires des ONG. Ils et elles s’organisent également contre les initiatives mortifères des mouvements identitaires comme Defend Europe, qui avait pour but d’empêcher les bateaux de migrants de traverser la Méditerranée, ou Génération Identitaire, qui voulait interdire aux migrants de franchir le col de l’Échelle à la frontière de l’Italie. Ces militant-es solidaires ont dénoncé publiquement ces agissements criminels, joué le rôle de lanceurs d’alerte pour éveiller les consciences au sein de l’opinion publique, alors que le gouvernement laissait faire les militant-es d’extrême droite dont les liens historiques et idéologiques avec le fascisme et le nazisme ne sont un mystère pour personne, et alors que ce même gouvernement refusait de les poursuivre en justice pour des faits manifestement illégaux. Parce que des militant-es solidaires ont réussi à mobiliser une partie de l’opinion publique contre eux via les réseaux sociaux, les Identitaires ont décidé de lancer une campagne judiciaire en représailles pour injures publiques et diffamation. Leur objectif est de rendre la vie des militant-es solidaires la plus difficile possible, de les ruiner en frais de justice, et surtout plus largement d’intimider l’ensemble des militant-es qui auraient le courage de les affronter à l’avenir et d’empêcher leur politique de prospérer. Faire perdre les Identitaires dans des combats aussi symboliques est une nécessité politique.

C’est pourquoi il est important que la FSU acte dans sa motion action son soutien aux militant-es solidaires attaqué-es en ce moment, comme elle l’a fait récemment en signant la pétition en faveur des « 3 de Briançon » :

- en contribuant financièrement aux frais de justice de Yannis Youlountas et Jean-Jacques Rue dont le verdict du procès en appel qui s’est tenu hier sera prononcé le 22 octobre et qui ont lancé un appel aux dons car ils n’ont pas les moyens de payer leur défense.

- en signant la pétition du comité de soutien à Madjid Messaoudène, adjoint au maire de St Denis chargé de la lutte contre les discriminations attaqué par le porte-parole de Génération Identitaire.


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