Continuer toutes et tous ensemble !

vendredi 29 septembre 2017  |  par  ÉÉ Revue  | 

Au-dessus du volcan… Les ouragans qui ont cruellement frappé l’Atlantique tropical voient leur intensité décuplée par les effets du réchauffement climatique. Il y a urgence pour la planète alors que les engagements internationaux ne sont pas à la hauteur des enjeux ! Enjeux géopolitiques, enjeux humanitaires… Les grandes catastrophes naturelles sont révélatrices des grandes inégalités sociales. L’ONU estime à 250 millions le nombre de réfugié-es climatiques en 2050.
Dans ce contexte, la poursuite du grotesque feuilleton entre Trump et Kim Jung-un serait risible s’il ne s’agissait potentiellement d’un risque majeur d’explosion pour l’Asie.

  L’insupportable banalisé… Des migrant-es « débarquant » sur une plage au milieu de baigneurs, les pérégrinations « marines » de racistes anti-migrant-es, le piège mortel des centres libyens de rétention, les évacuations récurrentes de campements précaires en France … concourent à banaliser l’insupportable. La question des migrations devient centrale. Il faut l’appuyer sur une solidarité internationale sans faille. C’est loin d’être le cas alors que les thématiques racistes, qui sous-tendent la logique des politiques migratoires en France et en Europe, sont également à l’œuvre aux États Unis avec le meurtre d’une militante anti-raciste à Charlottesville. En France, les expulsions massives des jeunes migrant-es des foyers d’accueil se poursuivent alors que la criminalisation des soutiens est toujours d’actuailité avec les condamnations scandaleuses de Cédric Herrou et de Pierre Alain Mannoni.

« Je ne céderai rien aux fainéants… » (Macron le 8 septembre 17 à Athènes)… Le peuple grec, mis à genou par la Troïka, a dû « apprécier » cette phrase qui représente toute la morgue de classe des possédant-es. C’est une déclaration de guerre contre les peuples et les mécanismes collectifs de solidarités (services publics, retraites, santé…).
Pourtant, des mobilisations ont rythmé l’été. Comme à la ZIRA (Zone d’Insoumission à la Radioactivité) de Bure où les actions des opposant-es ont été violemment réprimées. La grève des Deliveroo a mis à mal le mythe de l’ubérisation heureuse, prônée entre autres par Macron. La réussite des rassemblements de l’été des organisations porteuses de transformations sociales a montré une disponibilité en faveur de la riposte sociale anti libérale.

Construire les convergences … Avec une opinion très majoritairement défavorable à Macron et au gouvernement, le 12 septembre réussi a constitué la première confrontation sociale d’ampleur avec le pouvoir. Les nouvelles échéances de mobilisation contre les ordonnances, contre les attaques brutales dans la Fonction publique, contre l’état d’urgence permanent, restent à amplifier. L’appel à la grève reconductible dans les transports, la position unitaire des organisations syndicales de la Fonction publique sont des points d’appui à la construction des alternatives sociales… C’est l’unité mobilisatrice des salarié-es, des chômeuses, chômeurs avec les jeunes et les retraité-es qui seule permettra de défendre et promouvoir pour toutes et tous un Code du travail plus protecteur, l’amélioration des conditions de vie, de travail et d’études, l’augmentation des salaires et des retraites, une Sécurité sociale et des services publics renforcés du XXIème siècle.
Alors, aujourd’hui dans la rue et demain on continue, tous-tes ensemble ! ●

Denis Thomas


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