Contribution de l’ÉÉ à l’entrée du CDFN (Mai 2014)

mercredi 21 mai 2014  |  par  ÉÉ FSU  | 

Le président « normal » est devenu celui des Patrons, le candidat qui prétendait combattre la finance a laissé place au président des marchés, des dividendes et des actionnaires…
La finance a pris le pas sur l’économie, le pouvoir des puissants est en train d’écrabouiller les peuples, avec la complicité et le soutien d’un gouvernement dit de gauche. Pas étonnant que la désespérance soit au rendez-vous : au-delà de la crise et de la pauvreté qu’elle engendre, c’est l’injustice sociale qui révolte et décourage.

Pierre Gattaz, patron du Medef, propose de créer un salaire inférieur au Smic ; il réclame davantage d’aides de l’état pour les entreprises, « aides » qui sont autant de ponctions sur les revenus des ménages… Tout le monde doit faire des efforts, vous comprenez, en ces temps de crise…
Tout le monde, vraiment ? Pas Pierre Gattaz en tout cas, qui a augmenté son salaire de 29% en 2013. Les bas salaires, les minima sociaux, les petites pensions et les privé-es d’emploi apprécieront.

Les élections municipales ont été une véritable sanction de la politique menée depuis 2 années. L’abstention massive en témoigne accompagnant le basculement de dizaines de villes à droite et la prise d’une douzaine par l’extrême droite.

La crise, la politique gouvernementale, les courants réactionnaires qui s’expriment de façon décomplexée font que le FN prospère aujourd’hui et est même en tête des intentions de vote aux européennes.
Les plus réactionnaires s’en sont pris à l’école, reprenant les poncifs du discours de l’extrême-droite sur l’école publique à la sauce « théorie du genre ». Leur activisme a entraîné le recul du gouvernement par rapport à la PMA, ainsi que la frilosité du MEN sur la lutte contre les LGBTphobies.
La FSU est engagée dans la lutte contre l’extrême droite, elle doit poursuivre et amplifier son action pour lui faire barrage.

Un mois après la déroute du PS aux municipales et un remaniement mettant en place le plus droitier du PS, l’acte fondateur du nouveau gouvernement est un programme, dit de « stabilité », de réduction sans précédent de la dépense publique de 50 milliards d’euros sur la période 2015-2017.
Il est accompagné du pacte de responsabilité et de solidarité de baisse du « coût du travail » d’un montant de 41 milliards d’euros en faveur des entreprises qui iront directement nourrir les profits.
S’y ajoutent 5 milliards d’euros d’exonérations sur les bas salaires et de mesures fiscales pour les foyers à faible impôt sur le revenu qui vont nourrir encore davantage la démagogie fiscale.

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